Plan étudiant : les 20 mesures passées au crible (3/6) : Accès à l’enseignement supérieur.

Introduction de conditions à l’entrée à l’université

La sélection sur dossier en CPGE, BTS et IUT demeure inchangée.

6. Suppression de la sélection par le tirage au sort

Au niveau des filières dites non sélectives, le processus de décision est d’une complexité renforcée. Ainsi, un élève devra satisfaire aux attendus et profils pour intégrer la formation non sélective de son choix (exemple, licence universitaire). Si ce n’est pas le cas, il devra suivre un complément de formation obligatoire, sans que l’université ne puisse lui refuser. La réforme consacre un principe nouveau du OUI quasi systématique au profit de l’étudiant, avec le cas échéant un cursus obligatoire. Comment cela va-t-il s’opérer dans la réalité, à l’heure d’un déséquilibre manifeste entre capacité d’accueil et demande de places ?

Chaque filière universitaire a défini les compétences attendues nécessaires à la réussite de son cursus. Cette démarche est intéressante et permet au lycéen de mieux appréhender les cursus universitaires. Néanmoins ces attendus comme critères de sélection des bacheliers sont difficilement applicables et flous. Qui va certifier qu’un élève possède un esprit de synthèse ? Qu’il est capable de travailler de manière autonome ?

7. Une nouvelle plateforme plus simple et plus transparente

Chaque université fondera l’acceptation des étudiants en première année sur ces listes de compétences et d’aptitudes définies, autant dire sur des critères hautement flous et peu justifiables.

L’université pourra toutefois sélectionner ses étudiants sur la base de la motivation et du cursus antérieur pour des formations en fonction des capacités d’accueil. Une création de 32 000 places supplémentaires dans les filières en tension sont annoncées, mais avec quel agenda et quelles filières ?

8. 10 vœux maximum et non hiérarchisés pour éviter les choix par défaut

Notons l’absence d’analyse des places vacantes (autour des 130000) et de présentation de voies pour y remédier, dans un contexte de réforme attendue du baccalauréat et donc de manque de visibilité de profils et des choix d’affectation. Enfin, il est nécessaire de revoir les modalités d’affectation par défaut de carte scolaire, pour éviter l’affectation dans des voies de non-souhaité par le lycéen, source de démotivation et de décrochage.

9. Meilleure connaissance des attendus pour réussir dans la filière souhaitée

Une nouvelle Plateforme, Parcoursup.

La nouvelle plateforme indiquera pour chaque filière les attendus nécessaires pour réussir. Des compétences ou plus simplement les notes des classes de première et de Terminale des élèves dans les disciplines fondamentales de la filière ou le BAC. Des lettres de motivation pourront être demandées à l’élève.

Une indication de la pression pour chaque filière, à savoir le nombre de place et le nombre de candidatures déposées l’année antérieure seront également précisés.
Si les indications des compétences attendues par filière permettront d’avoir une idée du niveau attendu par la filière, il serait pertinent également d’en détailler les enseignements. Car un grand nombre d’étudiants abandonnent lors des premiers mois du cursus universitaires par manque d’intérêt pour les enseignements proposés. Il serait peut-être essentiel de rappeler que l’université offre un enseignement « académique approfondi » à l’exception des filières techniques.

10. Prise en compte du profil de chaque lycéen et de ses choix

L’action du recteur de région académique :

Dans chaque région une commission d’accès au supérieur sera créée. Elle réunira des chefs d’établissement du secondaire et ceux des établissements du supérieur, et des représentants des collectivités territoriales, présidée par le recteur de région.
S’il est pertinent de rassembler les acteurs de la formation au sein d’une commission, il est assez étonnant voire paradoxal au vu des missions de cette Commission de ne pas y voir des représentants des usagers (lycéens et étudiants) pour ne pas évoquer l’absence des représentants de parents.

Cette Commission aura pour mission d’organiser les formations en fonctions des besoins socio-économiques des régions et d’offrir une affectation aux bacheliers non satisfaits par les propositions de la plateforme Parcoursup. Faut – il percevoir cette commission comme le recours des décisions de Parcourssup ?

Questions qui restent sans réponse : Qui doit saisir cette commission ? l’étudiant ou la saisie est – elle automatique en cas de refus des 10 vœux du bachelier ? Cette commission intervient –elle dans le cas de réorientation en cours de cursus ?

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